Bibliography

Pierre-Yves
Lambert
s. xx–xxi

117 publications between 1975 and 2019 indexed
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2019

article
Lambert, Pierre-Yves, “Récits de conception dans l’hagiographie irlandaise”, Britannia Monastica 20 (2019): 185–212.
article
Lambert, Pierre-Yves, “L’étude du vieux-breton à l’épreuve des textes”, in: Hélène Bouget, and Magali Coumert (eds), Histoires des Bretagnes 6: quel moyen age? La recherche en question, 6, Brest: CRBC, Université de Bretagne Occidentale, 2019. 181–200.

2018

work
Lambert, Pierre-Yves, Manuscripts with Old Breton glosses, E. C. Quiggin Memorial Lectures, 20, Cambridge: Department of Anglo-Saxon, Norse and Celtic, University of Cambridge, 2018. 43 pp.
article
Lambert, Pierre-Yves, and Jacopo Bisagni, “Notes sur quelques mots vieux-bretons du manuscrit Angers 477, fo 36ro”, Études Celtiques 44 (2018): 155–162.  
abstract:
[FR] Le manuscrit des oeuvres scientifiques de Bède, Angers, Bibliothèque municipale, n° 477, a livré le stock le plus important de gloses en vieux-breton. Les mots vieux-bretons du f° 36r°, cependant, ne sont pas exactement des gloses ; ce sont neuf mots bretons qui traduisent les mentions portées en tête de plusieurs colonnes de chiffres romains. Or ce tableau de chiffres livre l’âge de la Lune lors des grandes fêtes mobiles de l’année liturgique. Les en-têtes de colonnes, très abrégées, sont en latin ou en vieil-irlandais. Léon Fleuriot avait correctement interprété la plupart des mots bretons, mais sans comprendre le fonctionnement du tableau. On explique ce tableau, qui apparaît plus ou moins développé dans un certain nombre d’autres manuscrits irlandais ou bretons. Il apparaît que k(a) l(ann) guiam «calendes d’hiver» (c’est-à-dire la Toussaint) est une erreur de traduction : l’abréviation sam̄- ne représentait pas l’irlandais Samuin «1er Novembre» (qui n’est pas une fête mobile !), mais sam-chásc, «la Pâques d’été», sixième dimanche après la Pentecôte, marquant la fin du second carême de l’année monastique irlandaise. Par ailleurs, ceplit, en première place dans la liste, est distinct de caplit «Jeudi saint» , et doit s’expliquer par un emprunt au latin capitula ou, mieux, capitulationes «têtes de chapitres, de colonnes».

[EN] 
Notes on some Old Breton words in MS Angers 477, f° 36r°.The manuscript of Bede’s scientific writings, Angers, Bibliothèque municipale n° 477, offers the largest body of Old Breton glosses ever found. The Old Breton words on f° 36ro, however, are not exactly glosses : these Old Breton words translate a number of labels placed at the head of several columns containing Roman numerals. This table of numerals gives the age of the moon on the date of the main mobile feasts of the liturgical year. The heavily abbreviated head words of columns are in Latin or Old Irish. Léon Fleuriot correctly interpreted most of the Breton words, but did not understand what the table’s purpose was. We explain this table, which occurs also, more or less developed, in other Irish or Breton manuscripts. K(a) l(ann) guiam “ Winter calends” (meaning, All Hallows) is a mistranslation, the abbreviated sam–-being wrongly understood as standing for Irish Samuin “ First of November”, obviously not a mobile feast, instead of sam-chásc “ Summer-Easter”, the sixth Sunday after Whit Sunday, the date which terminated the Second Lent in the Irish monastic year. In addition, ceplit, the first term of the list, is different from caplit “ Holy Thursday”, and may be explained as a borrowing from Latin capitula “ chapters”, or rather capitulationes “ heads of chapters, of columns”.
Persée – Études Celtiques, vol. 44, 2018: <link>
abstract:
[FR] Le manuscrit des oeuvres scientifiques de Bède, Angers, Bibliothèque municipale, n° 477, a livré le stock le plus important de gloses en vieux-breton. Les mots vieux-bretons du f° 36r°, cependant, ne sont pas exactement des gloses ; ce sont neuf mots bretons qui traduisent les mentions portées en tête de plusieurs colonnes de chiffres romains. Or ce tableau de chiffres livre l’âge de la Lune lors des grandes fêtes mobiles de l’année liturgique. Les en-têtes de colonnes, très abrégées, sont en latin ou en vieil-irlandais. Léon Fleuriot avait correctement interprété la plupart des mots bretons, mais sans comprendre le fonctionnement du tableau. On explique ce tableau, qui apparaît plus ou moins développé dans un certain nombre d’autres manuscrits irlandais ou bretons. Il apparaît que k(a) l(ann) guiam «calendes d’hiver» (c’est-à-dire la Toussaint) est une erreur de traduction : l’abréviation sam̄- ne représentait pas l’irlandais Samuin «1er Novembre» (qui n’est pas une fête mobile !), mais sam-chásc, «la Pâques d’été», sixième dimanche après la Pentecôte, marquant la fin du second carême de l’année monastique irlandaise. Par ailleurs, ceplit, en première place dans la liste, est distinct de caplit «Jeudi saint» , et doit s’expliquer par un emprunt au latin capitula ou, mieux, capitulationes «têtes de chapitres, de colonnes».

[EN] 
Notes on some Old Breton words in MS Angers 477, f° 36r°.The manuscript of Bede’s scientific writings, Angers, Bibliothèque municipale n° 477, offers the largest body of Old Breton glosses ever found. The Old Breton words on f° 36ro, however, are not exactly glosses : these Old Breton words translate a number of labels placed at the head of several columns containing Roman numerals. This table of numerals gives the age of the moon on the date of the main mobile feasts of the liturgical year. The heavily abbreviated head words of columns are in Latin or Old Irish. Léon Fleuriot correctly interpreted most of the Breton words, but did not understand what the table’s purpose was. We explain this table, which occurs also, more or less developed, in other Irish or Breton manuscripts. K(a) l(ann) guiam “ Winter calends” (meaning, All Hallows) is a mistranslation, the abbreviated sam–-being wrongly understood as standing for Irish Samuin “ First of November”, obviously not a mobile feast, instead of sam-chásc “ Summer-Easter”, the sixth Sunday after Whit Sunday, the date which terminated the Second Lent in the Irish monastic year. In addition, ceplit, the first term of the list, is different from caplit “ Holy Thursday”, and may be explained as a borrowing from Latin capitula “ chapters”, or rather capitulationes “ heads of chapters, of columns”.
article
Lambert, Pierre-Yves, and Fabien Pilon, “Châteaubleau : la tuile gauloise de neuf lignes”, Études Celtiques 44 (2018): 73–90.  
abstract:
[FR] Trouvée en juillet 2017, cette tuile inscrite sur neuf lignes a servi à former le dallage d’un bac à chaux, vers 200 apr. J.-C. Le lieu de la découverte est peu éloigné des Grands Jardins, où avait été trouvée la tuile de onze lignes en 1997. Mais la nouvelle tuile n’a pas été conservée entière, il manque presque toute la moitié gauche du texte. Pour l’écriture, cette tuile ressemble beaucoup à celle de 1997 : emploi du SS pour l’affriquée. On relève cependant un signe nouveau, qui paraît être une variante de -t- employée seulement après la voyelle -i-. On peut d’ailleurs distinguer deux scribes différents, le «scribe Z » et le «scribe tau» , ainsi appelés pour la façon qu’ils ont d’écrire le -t- après -i-. L’interprétation isole des formes calquées sur le latin : logitu,équivalent peut-être du latin locatos «loués» ; figlitati, dérivé abstrait formé sur le nom latin du potier, figulus ; suesanu, sans doute dérivé de l’ordinal suexos «sixième » et désignant peut-être la fraction des bénéfices reversée par le locataire. Il est suggéré que le texte soit une disposition particulière aux potiers, ou bien un contrat de location pour l’installation ou la gestion d’une tuilerie. Ce contrat commence par un nom d’homme (Auedo Canio) et se termine par un nom de lieu (en Epodore Core), ce dernier étant, comme d’autres mentions importantes, écrit par le «scribe tau».

[EN] Châteaubleau : The Gaulish tile with nine lines.Found in July 2017, this tile inscribed with nine lines was reused to pave the bottom of a trough for slaking lime, around 200 AD. The finding spot is close to the Grands Jardins, which provided the eleven-line tile in 1997. But the new inscribed tile has not been kept in its entirety, missing nearly all the left half of the text. The writing of this tile closely resembles that of the 1997 one : SS is used for the affricate. We however noticed a new letter form, seemingly a variant of -t- used only after vowel -i-. We can also distinguish two different scribes, “ scribe Z” and “ scribe tau”, thus named according to the form they use for this variant of -t-. Our interpretation recovers some calques from Latin : logitu, perhaps equivalent to Latin locatos “ let” ; figlitati, an abstract derived from the Latin noun for “ potter”, figulus ; suesanu, probably derived from the ordinal suexos “ sixth”, referring maybe to a fraction of the revenues paid back by the tenant. It is suggested that the text may be either a regulation particular to potters, or a lease contract for installing or running a tilery. This contract begins with a man name (Auedo Canio), and ends with a place name (en Epodore Core), the latter being, together with other important stipulations, written by “ scribe tau”.
Persée – Études Celtiques, vol. 44, 2018: <link>
abstract:
[FR] Trouvée en juillet 2017, cette tuile inscrite sur neuf lignes a servi à former le dallage d’un bac à chaux, vers 200 apr. J.-C. Le lieu de la découverte est peu éloigné des Grands Jardins, où avait été trouvée la tuile de onze lignes en 1997. Mais la nouvelle tuile n’a pas été conservée entière, il manque presque toute la moitié gauche du texte. Pour l’écriture, cette tuile ressemble beaucoup à celle de 1997 : emploi du SS pour l’affriquée. On relève cependant un signe nouveau, qui paraît être une variante de -t- employée seulement après la voyelle -i-. On peut d’ailleurs distinguer deux scribes différents, le «scribe Z » et le «scribe tau» , ainsi appelés pour la façon qu’ils ont d’écrire le -t- après -i-. L’interprétation isole des formes calquées sur le latin : logitu,équivalent peut-être du latin locatos «loués» ; figlitati, dérivé abstrait formé sur le nom latin du potier, figulus ; suesanu, sans doute dérivé de l’ordinal suexos «sixième » et désignant peut-être la fraction des bénéfices reversée par le locataire. Il est suggéré que le texte soit une disposition particulière aux potiers, ou bien un contrat de location pour l’installation ou la gestion d’une tuilerie. Ce contrat commence par un nom d’homme (Auedo Canio) et se termine par un nom de lieu (en Epodore Core), ce dernier étant, comme d’autres mentions importantes, écrit par le «scribe tau».

[EN] Châteaubleau : The Gaulish tile with nine lines.Found in July 2017, this tile inscribed with nine lines was reused to pave the bottom of a trough for slaking lime, around 200 AD. The finding spot is close to the Grands Jardins, which provided the eleven-line tile in 1997. But the new inscribed tile has not been kept in its entirety, missing nearly all the left half of the text. The writing of this tile closely resembles that of the 1997 one : SS is used for the affricate. We however noticed a new letter form, seemingly a variant of -t- used only after vowel -i-. We can also distinguish two different scribes, “ scribe Z” and “ scribe tau”, thus named according to the form they use for this variant of -t-. Our interpretation recovers some calques from Latin : logitu, perhaps equivalent to Latin locatos “ let” ; figlitati, an abstract derived from the Latin noun for “ potter”, figulus ; suesanu, probably derived from the ordinal suexos “ sixth”, referring maybe to a fraction of the revenues paid back by the tenant. It is suggested that the text may be either a regulation particular to potters, or a lease contract for installing or running a tilery. This contract begins with a man name (Auedo Canio), and ends with a place name (en Epodore Core), the latter being, together with other important stipulations, written by “ scribe tau”.

2017

article
Lambert, Pierre-Yves, Guy Alfonso, and Alain Wittmann, “Fragments d’une inscription sur céramique découverts à Lezoux (Puy-de-Dôme)”, Études Celtiques 43 (2017): 127–141.  
abstract:
[FR] Les fragments ont été découverts en 2015 dans une fouille préventive, dans l’un des quartiers gallo-romains de Lezoux dédiés à la production de poterie : le quartier «de la route de Maringues» . Ce sont cinq tessons formant deux groupes de fragments jointifs, appartenant à la forme Dragendorff 37. Bien que trouvés en deux endroits distincts, ils appartiennent à la même coupe. L’écriture est proche de celle du «Plat de Lezoux» (L-70) qui avait été trouvé dans une parcelle voisine.L’analyse linguistique fait apparaître la récurrence de finales fléchies (-in, -tionin). La forme abro pourrait être un verbe signifiant «donner» ; il s’agirait donc d’un texte de donation. On note la possibilité d’interpréter nededin comme la «possession» , et appissu comme un correspondant du latin acquiro.

[EN] Fragments of an inscribed earthware found in Lezoux (Puy-de-Dôme).The fragments were found in a preventive excavation, in one of the Gallo-Roman areas of Lezoux dedicated to the production of pottery : the area “of Maringues road”. These are five sherds, matching one another into two groups, and belonging to the Dragendorff 37 type. Although found in two different places, they belong to one and the same bowl. The writing resembles that of “Plat de Lezoux” (L-70), which was found in a near-by field. The linguistic analysis shows a recurrence of inflected endings (-in, -tionin). The word abro could be a verb meaning “to give”, indicating then that this text tells of a donation. It would be possible to interpret nededin as the «possession» , and appissu as a cognate of Latin acquiro.
Persée – Études Celtiques, vol. 43, 2017: <link>
abstract:
[FR] Les fragments ont été découverts en 2015 dans une fouille préventive, dans l’un des quartiers gallo-romains de Lezoux dédiés à la production de poterie : le quartier «de la route de Maringues» . Ce sont cinq tessons formant deux groupes de fragments jointifs, appartenant à la forme Dragendorff 37. Bien que trouvés en deux endroits distincts, ils appartiennent à la même coupe. L’écriture est proche de celle du «Plat de Lezoux» (L-70) qui avait été trouvé dans une parcelle voisine.L’analyse linguistique fait apparaître la récurrence de finales fléchies (-in, -tionin). La forme abro pourrait être un verbe signifiant «donner» ; il s’agirait donc d’un texte de donation. On note la possibilité d’interpréter nededin comme la «possession» , et appissu comme un correspondant du latin acquiro.

[EN] Fragments of an inscribed earthware found in Lezoux (Puy-de-Dôme).The fragments were found in a preventive excavation, in one of the Gallo-Roman areas of Lezoux dedicated to the production of pottery : the area “of Maringues road”. These are five sherds, matching one another into two groups, and belonging to the Dragendorff 37 type. Although found in two different places, they belong to one and the same bowl. The writing resembles that of “Plat de Lezoux” (L-70), which was found in a near-by field. The linguistic analysis shows a recurrence of inflected endings (-in, -tionin). The word abro could be a verb meaning “to give”, indicating then that this text tells of a donation. It would be possible to interpret nededin as the «possession» , and appissu as a cognate of Latin acquiro.
article
Lambert, Pierre-Yves, “L’étude des gloses: méthodes et instruments”, Britannia Monastica 19 (2017): 45–82.
article
Lambert, Pierre-Yves, “L’Histoire évangélique du Leabhar Breac : à propos des sections 10‑13”, Études Celtiques 43 (2017): 225–265.  
abstract:
[FR] Le manuscrit du Leabhar Breac, daté de 1430, est le meilleur témoin d’une compilation d’histoire biblique, en irlandais moyen, qui associe, pour l’Ancien Testament, une version en prose du Saltair na Rann et, pour le Nouveau Testament, un ensemble de quatorze traités qui, la plupart, dérivent de textes apocryphes et qui forment ce qu’on appelle aujourd’hui l’Histoire évangélique. La présente étude analyse quatre des cinq derniers traités encore inédits. Les n°s 10 et 13 sont centrés sur des événements datés qui servent de repères dans les chronologies : le «Baptême du Christ» et le «Premier sermon de Jésus» . Les autres traités concernent les douze apôtres (leur origine, leur histoire, leur mort) et les soixante-douze disciples. On s’attache à distinguer les sources principales, ainsi que les textes hiberno-latins traitant des mêmes thèmes. La compilation, bien que reposant essentiellement sur des sources apocryphes, affirme plusieurs fois respecter une interdiction : non seulement certains apocryphes comme les Évangiles de l’enfance (l’Évangile du Pseudo-Thomas) ont été exclus, mais le compilateur s’interdit aussi de traduire le texte évangélique. On trouvera en appendice le texte et la traduction des traités 10 et 11.

[EN] The Gospel History from Leabhar Breac : About sections 10 to 13.The Leabhar Breac manuscript, dated 1430, is the best witness for a compiled Middle Irish Biblical History, made of a prose version of Saltair na Rann (for the Old Testament) and of a gathering of fourteen tracts (for the New Testament), most of them derived from apocryphal texts, and forming what is now labelled the Gospel History. This contribution proposes an analysis of four of the last five, still unedited, tracts. Number 10 and 13 focus on dated events which are milestones in chronologies : “Jesus’ Baptism” and “Jesus’ First Sermon”. The other tracts deal with the Twelve Apostles (their origin, history and death) and the Seventy-Two Disciples. This study aims at discerning the main sources, and the Hiberno-Latin treatises written on the same subjects. Though relying mainly on apocryphal sources, the compilation maintains several times it has observed a ban : some apocrypha such as the Infancy Gospels (the Pseudo-Thomas Gospel) have been excluded, and the compilator forbids himself to translate the Gospel text. An appendix gives the text of tracts 10 and 11 with a French translation.
Persée – Études Celtiques, vol. 43, 2017: <link>
abstract:
[FR] Le manuscrit du Leabhar Breac, daté de 1430, est le meilleur témoin d’une compilation d’histoire biblique, en irlandais moyen, qui associe, pour l’Ancien Testament, une version en prose du Saltair na Rann et, pour le Nouveau Testament, un ensemble de quatorze traités qui, la plupart, dérivent de textes apocryphes et qui forment ce qu’on appelle aujourd’hui l’Histoire évangélique. La présente étude analyse quatre des cinq derniers traités encore inédits. Les n°s 10 et 13 sont centrés sur des événements datés qui servent de repères dans les chronologies : le «Baptême du Christ» et le «Premier sermon de Jésus» . Les autres traités concernent les douze apôtres (leur origine, leur histoire, leur mort) et les soixante-douze disciples. On s’attache à distinguer les sources principales, ainsi que les textes hiberno-latins traitant des mêmes thèmes. La compilation, bien que reposant essentiellement sur des sources apocryphes, affirme plusieurs fois respecter une interdiction : non seulement certains apocryphes comme les Évangiles de l’enfance (l’Évangile du Pseudo-Thomas) ont été exclus, mais le compilateur s’interdit aussi de traduire le texte évangélique. On trouvera en appendice le texte et la traduction des traités 10 et 11.

[EN] The Gospel History from Leabhar Breac : About sections 10 to 13.The Leabhar Breac manuscript, dated 1430, is the best witness for a compiled Middle Irish Biblical History, made of a prose version of Saltair na Rann (for the Old Testament) and of a gathering of fourteen tracts (for the New Testament), most of them derived from apocryphal texts, and forming what is now labelled the Gospel History. This contribution proposes an analysis of four of the last five, still unedited, tracts. Number 10 and 13 focus on dated events which are milestones in chronologies : “Jesus’ Baptism” and “Jesus’ First Sermon”. The other tracts deal with the Twelve Apostles (their origin, history and death) and the Seventy-Two Disciples. This study aims at discerning the main sources, and the Hiberno-Latin treatises written on the same subjects. Though relying mainly on apocryphal sources, the compilation maintains several times it has observed a ban : some apocrypha such as the Infancy Gospels (the Pseudo-Thomas Gospel) have been excluded, and the compilator forbids himself to translate the Gospel text. An appendix gives the text of tracts 10 and 11 with a French translation.

2016

article
Lambert, Pierre-Yves, “The expression of ‘sense, meaning, signification’ in the Old Irish glosses, and particularly in the Milan and Saint Gall glosses”, in: Deborah Hayden, and Paul Russell (eds), Grammatica, gramadach and gramadeg: vernacular grammar and grammarians in medieval Ireland and Wales, 125, Amsterdam: John Benjamins, 2016. 85–100.

2015

article
Lambert, Pierre-Yves, “Pretium benedictionis”, in: Pádraic Moran, and Immo Warntjes (eds), Early medieval Ireland and Europe: chronology, contacts, scholarship. A Festschrift for Dáibhí Ó Cróinín, 14, Turnhout: Brepols, 2015. 215–223.  
abstract:
An Old Welsh gloss and a Hiberno-Latin text (Collectio Canonum Hibernensis 63.1) refer to pretium benedictionis, a kind of tip which a customer would give to a craftsman when his work is done. This was meant to ensure that the artefact had not been invested with any evil intention on the part of the producer. Accordingly, the craftsman was asked to give the artefact his blessing. This pretium benedictionis corresponds to duilchinne in Old Irish law (cf. Coic conara fuigill, H §89). At a time when magic could be suspected in every craft, such a blessing was used as a sort of exorcism.
abstract:
An Old Welsh gloss and a Hiberno-Latin text (Collectio Canonum Hibernensis 63.1) refer to pretium benedictionis, a kind of tip which a customer would give to a craftsman when his work is done. This was meant to ensure that the artefact had not been invested with any evil intention on the part of the producer. Accordingly, the craftsman was asked to give the artefact his blessing. This pretium benedictionis corresponds to duilchinne in Old Irish law (cf. Coic conara fuigill, H §89). At a time when magic could be suspected in every craft, such a blessing was used as a sort of exorcism.
article
Lambert, Pierre-Yves, and Stéphane Lebecq, “Introduction”, in: Stéphane Lebecq (ed.), Cartulaire de Saint-Guénolé de Landévennec, Rennes: PUR, 2015. 13–16.
article
Lambert, Pierre-Yves, “Les noms de personnes dans le cartulaire de Landévennec”, in: Stéphane Lebecq (ed.), Cartulaire de Saint-Guénolé de Landévennec, Rennes: PUR, 2015. 39–52.
article
Lambert, Pierre-Yves, “À propos de la traduction galloise du MS. London, British Library, Cotton Cleopatra B. V”, in: Hélène Tétrel, and Géraldine Veysseyre (eds), L’Historia regum Britannie et les «Bruts» en Europe, 1: Traductions, adaptations, réappropriations: XIIe-XVIe siècle, 106, Paris: Classiques Garnier, 2015. 81–103.  
abstract:

Le « Brut » gallois étudié par P.-Y. Lambert, celui du manuscrit Cotton Cleopatra B.V de la British Library (xive siècle) se présente comme un amalgame de traductions existantes, au total un peu moins fidèle au texte de l’Historia regum Britannie que les versions antérieures.

The Welsh Brut examined by P.-Y. Lambert is found in the British Library’s Cotton Cleopatra B.V manuscript (14th century). This version is a hybrid composition based on previous versions of the text. In general, it is a less faithful rendering of the Historia than older ones.

abstract:

Le « Brut » gallois étudié par P.-Y. Lambert, celui du manuscrit Cotton Cleopatra B.V de la British Library (xive siècle) se présente comme un amalgame de traductions existantes, au total un peu moins fidèle au texte de l’Historia regum Britannie que les versions antérieures.

The Welsh Brut examined by P.-Y. Lambert is found in the British Library’s Cotton Cleopatra B.V manuscript (14th century). This version is a hybrid composition based on previous versions of the text. In general, it is a less faithful rendering of the Historia than older ones.

2014

article
Lambert, Pierre-Yves, “A further note on the Old Irish negative particle nícon”, in: Elisa Roma, and David Stifter (eds), Linguistic and philological studies in Early Irish, Lewiston, NY: Edwin Mellen Press, 2014. 105–130.
article
Lambert, Pierre-Yves, “Inscriptions gallo-romaines”, Études Celtiques 40 (2014): 29–34.  
abstract:
[FR] 1. Fibule inscrite «AVE ADIANTO», provenant de Saint-Germain (Aube) : cette inscription sur fibule en forme de semelle se présente dans le même bilinguisme que la formule «AVE VIMPI». Adianto est sans doute un vocatif singulier du thème ad-iantu- «l’être aimé». 2. Graffite sur céramique «ANDAMORIX», provenant de La Saulsotte (Aube) : ce nom de personne signifie «le roi des Enfers» et doit avoir une origine théonymique.

[EN] 
Gallo-Roman Inscriptions.1. A fibula inscribed with «AVE ADIANTO», from Saint-Germain (Aube) : this inscription on a fibula with the shape of a sole presents the same bilingualism as the formula «AVE VIMPI». Adianto is probably a vocative singular of ad-iantu- «darling». 2. Graffito on a sherd «ANDAMORIX», from La Saulsotte (Aube) : this Personal Name means «the king of Hell» and must have a theonymic origin.
Persée – Études Celtiques, vol. 40, 2014: <link>
abstract:
[FR] 1. Fibule inscrite «AVE ADIANTO», provenant de Saint-Germain (Aube) : cette inscription sur fibule en forme de semelle se présente dans le même bilinguisme que la formule «AVE VIMPI». Adianto est sans doute un vocatif singulier du thème ad-iantu- «l’être aimé». 2. Graffite sur céramique «ANDAMORIX», provenant de La Saulsotte (Aube) : ce nom de personne signifie «le roi des Enfers» et doit avoir une origine théonymique.

[EN] 
Gallo-Roman Inscriptions.1. A fibula inscribed with «AVE ADIANTO», from Saint-Germain (Aube) : this inscription on a fibula with the shape of a sole presents the same bilingualism as the formula «AVE VIMPI». Adianto is probably a vocative singular of ad-iantu- «darling». 2. Graffito on a sherd «ANDAMORIX», from La Saulsotte (Aube) : this Personal Name means «the king of Hell» and must have a theonymic origin.
article
Balmelle, Agnès, Bastien Dubuis, and Pierre-Yves Lambert, “Inscription sur tige de plomb trouvée à Reims”, Études Celtiques 40 (2014): 35–40.  
abstract:
[FR] La présentation archéologique de l’objet précise qu’il a été trouvé à Reims, boulevard de la Paix, en 2001, à l’arrière d’une enceinte gauloise, à proximité d’habitations du Ier siècle apr. J.-C. C’est une tige de plomb qui a été fondue sous cette forme, peut-être pour les ateliers de métallurgistes. Les deux noms inscrits sur la tige (GNATOS TASGEDO) sont l’équivalent d’une marque de fabrique. Cependant, ces deux noms renvoient probablement à deux personnes différentes, car l’un a une désinence gauloise et l’autre, une désinence latine.

[EN] 
Inscription on a lead rod found in Reims.The archaeological description of the find informs us that it was found in Reims, boulevard de la Paix, in 2001, behind a Gaulish wall, near dwellings of the Ist century AD. This lead rod has been cast under this form, possibly for the use of metal workers. The two names inscribed on the rod (GNATOS TASGEDO) are equivalent to a trade mark. These two names however probably refer to two different persons, for one has a Gaulish ending and the other, a Latin one.
Persée – Études Celtiques, vol. 40, 2014: <link>
abstract:
[FR] La présentation archéologique de l’objet précise qu’il a été trouvé à Reims, boulevard de la Paix, en 2001, à l’arrière d’une enceinte gauloise, à proximité d’habitations du Ier siècle apr. J.-C. C’est une tige de plomb qui a été fondue sous cette forme, peut-être pour les ateliers de métallurgistes. Les deux noms inscrits sur la tige (GNATOS TASGEDO) sont l’équivalent d’une marque de fabrique. Cependant, ces deux noms renvoient probablement à deux personnes différentes, car l’un a une désinence gauloise et l’autre, une désinence latine.

[EN] 
Inscription on a lead rod found in Reims.The archaeological description of the find informs us that it was found in Reims, boulevard de la Paix, in 2001, behind a Gaulish wall, near dwellings of the Ist century AD. This lead rod has been cast under this form, possibly for the use of metal workers. The two names inscribed on the rod (GNATOS TASGEDO) are equivalent to a trade mark. These two names however probably refer to two different persons, for one has a Gaulish ending and the other, a Latin one.

2013

article
Lambert, Pierre-Yves, “Chartres 2011 : essai d'interprétation”, Études Celtiques 39 (2013): 135–159.  
abstract:
[FR] Pierre-Yves Lambert livre un dessin des deux inscriptions, une lecture, une analyse paléographique et une première interprétation des éléments onomastiques et grammaticaux. Il y a deux listes de noms propres, la deuxième commençant au bas de la plaque A pour se terminer sur la plaque B. Il y a en dehors de ces deux listes plusieurs autres noms propres. La structure onomastique est latine ou gauloise. Les deux éléments du nom apparaissent parfois dans l’ordre inverse, mais il est possible que le deuxième élément ait été suppléé après coup. On observe l’emploi du mot adgarios accusateur, comme à Chamalières : mais le texte présente en plus des formes du verbe correspondant, adgarie, adgariontas, et avec un élément supplémentaire, adogarie.
Le vocabulaire de la magie semble s’enrichir d’un équivalent du lat. defixio ( ? Tascouidus «lettres de pointe» ).

[EN] Pierre-Yves Lambert brings a drawing and a reading of the inscriptions, a paleographic study and a first interpretation of onomastic and grammatical features. There are two lists of Personal Names, the second one begins at the bottom of tablet A and follows up on the top of tablet B. There are a few other Personal Names beside these lists. Their onomastic structure is Latin or Gaulish. The two elements of the onomastic formula are sometimes given in the reverse order, but it is possible that the second element has been supplied later on. We find the use of the word adgarios «accusator» , the same as in Chamalières : but this text supplies also forms of the corresponding verb, adgarie, adgariontas, and with an added element, adogarie.
The magical vocabulary might be enlarged with an equivalent of Lat. defixio ( ? Tasco-uidus «pointed letters»).
Persée – Études Celtiques, vol. 39, 2013: <link>
abstract:
[FR] Pierre-Yves Lambert livre un dessin des deux inscriptions, une lecture, une analyse paléographique et une première interprétation des éléments onomastiques et grammaticaux. Il y a deux listes de noms propres, la deuxième commençant au bas de la plaque A pour se terminer sur la plaque B. Il y a en dehors de ces deux listes plusieurs autres noms propres. La structure onomastique est latine ou gauloise. Les deux éléments du nom apparaissent parfois dans l’ordre inverse, mais il est possible que le deuxième élément ait été suppléé après coup. On observe l’emploi du mot adgarios accusateur, comme à Chamalières : mais le texte présente en plus des formes du verbe correspondant, adgarie, adgariontas, et avec un élément supplémentaire, adogarie.
Le vocabulaire de la magie semble s’enrichir d’un équivalent du lat. defixio ( ? Tascouidus «lettres de pointe» ).

[EN] Pierre-Yves Lambert brings a drawing and a reading of the inscriptions, a paleographic study and a first interpretation of onomastic and grammatical features. There are two lists of Personal Names, the second one begins at the bottom of tablet A and follows up on the top of tablet B. There are a few other Personal Names beside these lists. Their onomastic structure is Latin or Gaulish. The two elements of the onomastic formula are sometimes given in the reverse order, but it is possible that the second element has been supplied later on. We find the use of the word adgarios «accusator» , the same as in Chamalières : but this text supplies also forms of the corresponding verb, adgarie, adgariontas, and with an added element, adogarie.
The magical vocabulary might be enlarged with an equivalent of Lat. defixio ( ? Tasco-uidus «pointed letters»).
edited work
Cassard, Jean-Christophe, Pierre-Yves Lambert, and Bertrand Yeurc'h (eds), Mélanges offerts au professeur Bernard Merdrignac, Britannia Monastica, 17, Landévennec, 2013.
article
Lambert, Pierre-Yves, “Notes de vieux-breton”, Études Celtiques 39 (2013): 249–255.  
abstract:
[FR] 7. Précisions sur le texte glosé par aceruission, peut-être un composé de garw (acherw) ou d’un emprunt au latin acerbus, -ission paraît être un nom fléchi au pluriel ; – 8. Occrou est une forme, au pluriel, du brittonique ochr «angle, pointe», le mot hispérique uechrus pourrait représenter le même mot passé dans une langue romane ; – 9. Oith athir semble faire référence aux «huit causes» de la médecine de Galien.

[EN] Notes on Old-Breton.
More information about the text glossed with aceruission ; possibly, a compound of garw (acherw) or a loan from Latin acerbus, -ission seems to be a noun with a plural inflection. – 8. Occrou is a variant of Brittonic ochr «angle, point», with a plural ending ; the Hisperic word uechrus might come from a loan of the same word into a Romance language ; – 9. Oith athir seems to refer to the «eight causes» in Galien medical theory.
Persée – Études Celtiques, vol. 39, 2013: <link>
abstract:
[FR] 7. Précisions sur le texte glosé par aceruission, peut-être un composé de garw (acherw) ou d’un emprunt au latin acerbus, -ission paraît être un nom fléchi au pluriel ; – 8. Occrou est une forme, au pluriel, du brittonique ochr «angle, pointe», le mot hispérique uechrus pourrait représenter le même mot passé dans une langue romane ; – 9. Oith athir semble faire référence aux «huit causes» de la médecine de Galien.

[EN] Notes on Old-Breton.
More information about the text glossed with aceruission ; possibly, a compound of garw (acherw) or a loan from Latin acerbus, -ission seems to be a noun with a plural inflection. – 8. Occrou is a variant of Brittonic ochr «angle, point», with a plural ending ; the Hisperic word uechrus might come from a loan of the same word into a Romance language ; – 9. Oith athir seems to refer to the «eight causes» in Galien medical theory.
article
Lambert, Pierre-Yves, “Some Gaulish participial formations”, in: Juan Luis García Alonso (ed.), Continental Celtic word formation: the onomastic data, 197, Salamanca: Ediciones Universidad de Salamanca, 2013. 123–129.
article
Lambert, Pierre-Yves, “À propos de ‘Meriadec’ et de ‘Muiredach’”, in: Jean-Christophe Cassard, Pierre-Yves Lambert, and Bertrand Yeurc'h (eds), Mélanges offerts au professeur Bernard Merdrignac, 17, Landévennec, 2013. 15–25.
article
Viret, Jérémie, Marjorie Maqueda, Stéphane Willerwal, Pierre-Yves Lambert, Karin Stüber, David Stifter, and Luka Repanšek, “Le plomb de Chartres”, Études Celtiques 39 (2013): 125–192.
Persée – Études Celtiques, vol. 39, 2013: <link>
includes: Pierre-Yves Lambert, ‘Chartres 2011 : essai d'interprétation’, vol. 39 • Luka Repanšek, ‘The inscription from Chartres’, vol. 39 • David Stifter, ‘Comments on the Chartres text, with a special attention on vowel-final forms’, vol. 39 • Karin Stüber, ‘Remarks on the personal names’, vol. 39 • Jérémie Viret • Marjorie Maqueda • Stéphane Willerwal, ‘La ville de Chartres durant le Haut-Empire et le quartier des Filles-Dieu’, vol. 39
article
Lambert, Pierre-Yves, “Le statut du théonyme gaulois”, in: Andreas Hofeneder, and Patrizia de Bernardo Stempel (eds), Théonymie celtique, cultes, interpretatio = Keltische Theonymie, Kulte, interpretatio: X. workshop F.E.R.C.AN., Paris 24.–26.Mai 2010, 79, Vienna: Verlag der Österreichischen Akademie der Wissenschaften, 2013. 113–124. URL: <http://www.oapen.org/search?identifier=451552>.
article
Lambert, Pierre-Yves, “Sur les noms de dieux tirés de toponymes (Alisanos, etc.)”, in: Wolfgang Spickermann (ed.), Keltische Götternamen als individuelle Option? = Celtic theonyms as an individual option?: Akten des 11. Internationalen Workshops ‘Fontes Epigraphici Religionum Celticarum Antiquarum’ vom 19.–21. Mai 2011 an der Universität Erfurt, 19, Rahden/Westfalen: Verlag Marie Leidorf GmbH, 2013. 69–76.

2012

article
Lambert, Pierre-Yves, and David Stifter, “Le plomb gaulois de Rezé”, Études Celtiques 38 (2012): 139–164.  
abstract:
[FR] Le nouveau texte gaulois vient du quartier Saint-Lupien, à Rezé, Loire-Atlantique. Sur un site gallo-romain qui était l’ancienne rive sud de la Loire, les archéologues, dirigés par Martial Monteil, ont trouvé une plaquette de plomb inscrite sur les deux faces. Après une présentation du contexte archéologique, Pierre-Yves Lambert donne un essai de lecture et d’interprétation linguistique. David Stifter livre des remarques d’ordre épigraphique et linguistique et propose parfois des interprétations alternatives. Les deux faces portent essentiellement un compte, avec une colonne de chiffres à droite et à gauche une colonne de mots qui se révèlent être une série d’adjectifs ordinaux, différente de celle de La Graufesenque : certains ordinaux paraissent de création tardive, comme paetrute «quatrième » , d’autres seraient des archaïsmes, comme pixto-«cinquième » . Le «septième » semble faire l’objet d’un interdit, d’où l’emploi d’une périphrase euphémistique. Quelques notes marginales paraissent enregistrer des achats et des ventes, avec les deux formes verbales prino et rinoti, et le nom d’unité monétaire dinariIu (du latin denarius). Il reste encore de nombreuses incertitudes.

[EN] The Gaulish text from Rezé.
This new Gaulish text comes from the district of Saint Lupien, in Rezé, dep. Loire-Atlantique. On this Gallo-Roman site, which was anciently on the southern brink of the Loire, the archaeologists conducted by Martial Monteil have found a lead tablet with an inscription on both sides. After a presentation of the archaeological context, Pierre-Yves Lambert delivered a tentative reading and linguistic interpretation ; David Stifter gave some epigraphic and linguistic remarks and suggested in some cases alternative proposals. The two faces bear essentially an account, with one column of cyphers on the right, and on the left a column of words which reveal to be a series of ordinal numbers, different from the series in La Graufesenque : some ordinal seem to be latish creations, as paetrute “ fourth”, some others would be archaisms, such as pixto-“ fifth”. The “ seventh” was probably the object of some taboo, whence the use of a euphemistic periphrasis. A few marginal notes would record buyings or sellings, with two verbal forms prino and rinoti, and a monetary unit dinariIu (from Latin denarius). There still remain a number of uncertainties.
Persée – Études Celtiques, vol. 38, 2012: <link>
abstract:
[FR] Le nouveau texte gaulois vient du quartier Saint-Lupien, à Rezé, Loire-Atlantique. Sur un site gallo-romain qui était l’ancienne rive sud de la Loire, les archéologues, dirigés par Martial Monteil, ont trouvé une plaquette de plomb inscrite sur les deux faces. Après une présentation du contexte archéologique, Pierre-Yves Lambert donne un essai de lecture et d’interprétation linguistique. David Stifter livre des remarques d’ordre épigraphique et linguistique et propose parfois des interprétations alternatives. Les deux faces portent essentiellement un compte, avec une colonne de chiffres à droite et à gauche une colonne de mots qui se révèlent être une série d’adjectifs ordinaux, différente de celle de La Graufesenque : certains ordinaux paraissent de création tardive, comme paetrute «quatrième » , d’autres seraient des archaïsmes, comme pixto-«cinquième » . Le «septième » semble faire l’objet d’un interdit, d’où l’emploi d’une périphrase euphémistique. Quelques notes marginales paraissent enregistrer des achats et des ventes, avec les deux formes verbales prino et rinoti, et le nom d’unité monétaire dinariIu (du latin denarius). Il reste encore de nombreuses incertitudes.

[EN] The Gaulish text from Rezé.
This new Gaulish text comes from the district of Saint Lupien, in Rezé, dep. Loire-Atlantique. On this Gallo-Roman site, which was anciently on the southern brink of the Loire, the archaeologists conducted by Martial Monteil have found a lead tablet with an inscription on both sides. After a presentation of the archaeological context, Pierre-Yves Lambert delivered a tentative reading and linguistic interpretation ; David Stifter gave some epigraphic and linguistic remarks and suggested in some cases alternative proposals. The two faces bear essentially an account, with one column of cyphers on the right, and on the left a column of words which reveal to be a series of ordinal numbers, different from the series in La Graufesenque : some ordinal seem to be latish creations, as paetrute “ fourth”, some others would be archaisms, such as pixto-“ fifth”. The “ seventh” was probably the object of some taboo, whence the use of a euphemistic periphrasis. A few marginal notes would record buyings or sellings, with two verbal forms prino and rinoti, and a monetary unit dinariIu (from Latin denarius). There still remain a number of uncertainties.
article
Lambert, Pierre-Yves, “Notes de vieux-breton”, Études Celtiques 38 (2012): 271–278.  
abstract:
[FR] 4. Elanu gl. embolim : embolim désigne ici une prière additionnelle ; on peut comparer le moyen-breton elanvet «invoqué, prié » , calque de l’épithète grecque paraklêtos.
Le thème elanv-«prier, invoquer » reste sans étymologie.
5. Dogurbonneu gl. rogauerit (dans la collection canonique irlandaise) : gurbonn est sans doute le correspondant du vieil-irlandais forbann, forbonn «excès de pouvoir ; superstition » . On propose l’analyse avec préposition do et copule eu : «c’est par excès de pouvoir » . Cette glose a peut-être été calquée sur une glose irlandaise.
6. Le passif impersonnel : catalogue des formes attestées en vieux-breton. On trouve une seule forme sûre de la 3e p. du pluriel ; les désinences de passif impersonnel de l’indicatif présent et du subjonctif présent sont nettement différenciées : indicatif -ir, subjonctif -(h) er ; plusieurs formes autrefois citées comme passives sont en fait du latin mal déchiffré ou mal orthographié.

[EN] Notes on Old-Breton
4. Elanu gl. embolim : embolim refers here to an additional prayer ; one could compare Middle Breton elanvet «invoked, prayed » , a calque for Greek paraklêtos. This stem elanv-«to pray, to invoke » has no etymology.
5. Dogurbonneu gl. rogauerit (in the Irish Collectio Canonum) : gurbonn is a parallel of Old Irish forbann, forbonn «excessive command ; superstition » . It is proposed to analyse the gloss as containing the preposition do and the copula eu : «it is by an excess of power » . This gloss could have had an Irish model.
6. The Impersonal Passive : catalogue of attested forms in Old Breton. There is only one sure example of the 3rd p. plural ; passive endings of the Indicative present and of the Subjunctive present are clearly distinguished : Indicative -ir, subjunctive -(h) er ; many forms sometime quoted as Old Breton passive are in fact Latin, transformed by mispellings or misreadings.
Persée – Études Celtiques, vol. 38, 2012: <link>
abstract:
[FR] 4. Elanu gl. embolim : embolim désigne ici une prière additionnelle ; on peut comparer le moyen-breton elanvet «invoqué, prié » , calque de l’épithète grecque paraklêtos.
Le thème elanv-«prier, invoquer » reste sans étymologie.
5. Dogurbonneu gl. rogauerit (dans la collection canonique irlandaise) : gurbonn est sans doute le correspondant du vieil-irlandais forbann, forbonn «excès de pouvoir ; superstition » . On propose l’analyse avec préposition do et copule eu : «c’est par excès de pouvoir » . Cette glose a peut-être été calquée sur une glose irlandaise.
6. Le passif impersonnel : catalogue des formes attestées en vieux-breton. On trouve une seule forme sûre de la 3e p. du pluriel ; les désinences de passif impersonnel de l’indicatif présent et du subjonctif présent sont nettement différenciées : indicatif -ir, subjonctif -(h) er ; plusieurs formes autrefois citées comme passives sont en fait du latin mal déchiffré ou mal orthographié.

[EN] Notes on Old-Breton
4. Elanu gl. embolim : embolim refers here to an additional prayer ; one could compare Middle Breton elanvet «invoked, prayed » , a calque for Greek paraklêtos. This stem elanv-«to pray, to invoke » has no etymology.
5. Dogurbonneu gl. rogauerit (in the Irish Collectio Canonum) : gurbonn is a parallel of Old Irish forbann, forbonn «excessive command ; superstition » . It is proposed to analyse the gloss as containing the preposition do and the copula eu : «it is by an excess of power » . This gloss could have had an Irish model.
6. The Impersonal Passive : catalogue of attested forms in Old Breton. There is only one sure example of the 3rd p. plural ; passive endings of the Indicative present and of the Subjunctive present are clearly distinguished : Indicative -ir, subjunctive -(h) er ; many forms sometime quoted as Old Breton passive are in fact Latin, transformed by mispellings or misreadings.

2011

article
Feugère, Michel, and Pierre-Yves Lambert, “Une belle gauloise... À propos d’une fibule inscrite de Laon”, Études Celtiques 37 (2011): 147–152.  
abstract:
[FR] Michel Feugère décrit une fibule gallo-romaine avec inscription AVII VIMPI, trouvée à Laon. C’est une fibule à charnière, en forme de semelle, avec apposition d’un décor en relief sur une feuille de cuivre étamée. La même légende apparaît sur une fusaïole de terre cuite trouvée à Nyon, et sur deux autres fibules, l’une trouvée à Reims (aujourd’hui perdue), et l’autre à Cirencester (GB). Les décors sur feuille rapportée datent de la 2nde moitié du Ier s. Pierre-Yves Lambert observe que le message juxtapose un mot latin et un mot gaulois : «bonjour la belle » . La fréquence de vimpi sur des objets inscrits tels que les pesons de fuseaux rend peu probable l’hypothèse d’un nom propre. La désinence en -i, susceptible de plusieurs explications, paraît être à l’origine un vocatif sg. de thème en -iā : son extension à un thème en -ā signalait peut-être l’emploi substantif de l’adjectif.

[EN] Michel Feugère describes a Gallo-Roman fibula with the inscription AVII VIMPI, found in Laon. This is a hinged brooch, designed as a sole, with an applied leaf of stanned copper, bearing a decorative relief. The same legend has been found on an earthen spindle whorl from Nyon, and on two others brooches, one from Reims (now lost), and the other from Cirencester. Ornamentation by application of a separate leaf dates from the second half of the first century. Pierre-Yves Lambert remarks that this legend combines a Latin word and a Gaulish one : «Hello, pretty ! » . The high frequency of vimpi on small inscribed objects such as spindle whorls makes it improbable that it would be a Proper Name. The -i ending, open to many explanations, seems to have originally been a vocative singular of an -iā stem. Its extension to an -ā-stem was perhaps intended to mark a substantivised adjective.
Persée – Études Celtiques, vol. 37, 2011: <link>
abstract:
[FR] Michel Feugère décrit une fibule gallo-romaine avec inscription AVII VIMPI, trouvée à Laon. C’est une fibule à charnière, en forme de semelle, avec apposition d’un décor en relief sur une feuille de cuivre étamée. La même légende apparaît sur une fusaïole de terre cuite trouvée à Nyon, et sur deux autres fibules, l’une trouvée à Reims (aujourd’hui perdue), et l’autre à Cirencester (GB). Les décors sur feuille rapportée datent de la 2nde moitié du Ier s. Pierre-Yves Lambert observe que le message juxtapose un mot latin et un mot gaulois : «bonjour la belle » . La fréquence de vimpi sur des objets inscrits tels que les pesons de fuseaux rend peu probable l’hypothèse d’un nom propre. La désinence en -i, susceptible de plusieurs explications, paraît être à l’origine un vocatif sg. de thème en -iā : son extension à un thème en -ā signalait peut-être l’emploi substantif de l’adjectif.

[EN] Michel Feugère describes a Gallo-Roman fibula with the inscription AVII VIMPI, found in Laon. This is a hinged brooch, designed as a sole, with an applied leaf of stanned copper, bearing a decorative relief. The same legend has been found on an earthen spindle whorl from Nyon, and on two others brooches, one from Reims (now lost), and the other from Cirencester. Ornamentation by application of a separate leaf dates from the second half of the first century. Pierre-Yves Lambert remarks that this legend combines a Latin word and a Gaulish one : «Hello, pretty ! » . The high frequency of vimpi on small inscribed objects such as spindle whorls makes it improbable that it would be a Proper Name. The -i ending, open to many explanations, seems to have originally been a vocative singular of an -iā stem. Its extension to an -ā-stem was perhaps intended to mark a substantivised adjective.
article
Lambert, Pierre-Yves, “Notes de vieux-breton”, Études Celtiques 37 (2011): 183–197.  
abstract:
[FR] 1. Vieux breton penn gurthcimarch, glosant primas, devait désigner un important personnage de la cour, le juge suprême ou le conseiller principal du roi ; de ce point-de-vue il correspond certainement à l’expression v. irl. cenn athchomairc, «chef de la re-demande » , p. ê. le juge en appel, une fonction importante subordonnée seulement au roi (cf. L’Expulsion des Déisi) ; — 2. Étude d’un groupe de mots encore mal connus : vieux-breton presguor «acharné, appliqué » , moy. bret. presour «constant, diligent » sont, comme moy. gall. preswyl, des emprunts au lat. perseuerare ; — 3. Vieux-breton gueledint ou nimer glosant sub ipso Septentrione (ms. Angers 477, Bède), ne comporte pas l’imparfait passif du verbe «voir » , mais le nom gueled «partie basse, le bas » , paraphrasant la préposition sub ; la glose est une traduction littérale des mots latins glosés, excepté que Septentrio est traduit par un terme générique, nimer, «constellation ».

[EN] 1. OBr. penn gurth cimarch, a gloss on primas, was probably referring to an important official in court, the supreme judge, or the first counsellor of the king ; in this meaning, it is certainly a parallel for OIr. cenn athchomairc «chief for the second asking » , maybe a judge in appeal, an important function second only to the king (cf. The Expulsion of the Déisi) ; — 2. About a group of words still uncompletely studied : OBr presguor «devoted » , Mid Br presour «constant, diligent » , and Mid W preswyl are borrowed from Lat. perseuerare ; — 3. OBr gueledint ou nimer, a gloss on sub ipso Septentrione (ms. Angers 477, Bede), does not include a passive imperfect of the verb «to see » , but the noun gueled «lower part, bottom » , paraphrasing the preposition sub ; the gloss itself is a litteral translation of the glossed Latin words, excepted that Septentrio is rendered by a generic term, nimer, «constellation »
Persée – Études Celtiques, vol. 37, 2011: <link>
abstract:
[FR] 1. Vieux breton penn gurthcimarch, glosant primas, devait désigner un important personnage de la cour, le juge suprême ou le conseiller principal du roi ; de ce point-de-vue il correspond certainement à l’expression v. irl. cenn athchomairc, «chef de la re-demande » , p. ê. le juge en appel, une fonction importante subordonnée seulement au roi (cf. L’Expulsion des Déisi) ; — 2. Étude d’un groupe de mots encore mal connus : vieux-breton presguor «acharné, appliqué » , moy. bret. presour «constant, diligent » sont, comme moy. gall. preswyl, des emprunts au lat. perseuerare ; — 3. Vieux-breton gueledint ou nimer glosant sub ipso Septentrione (ms. Angers 477, Bède), ne comporte pas l’imparfait passif du verbe «voir » , mais le nom gueled «partie basse, le bas » , paraphrasant la préposition sub ; la glose est une traduction littérale des mots latins glosés, excepté que Septentrio est traduit par un terme générique, nimer, «constellation ».

[EN] 1. OBr. penn gurth cimarch, a gloss on primas, was probably referring to an important official in court, the supreme judge, or the first counsellor of the king ; in this meaning, it is certainly a parallel for OIr. cenn athchomairc «chief for the second asking » , maybe a judge in appeal, an important function second only to the king (cf. The Expulsion of the Déisi) ; — 2. About a group of words still uncompletely studied : OBr presguor «devoted » , Mid Br presour «constant, diligent » , and Mid W preswyl are borrowed from Lat. perseuerare ; — 3. OBr gueledint ou nimer, a gloss on sub ipso Septentrione (ms. Angers 477, Bede), does not include a passive imperfect of the verb «to see » , but the noun gueled «lower part, bottom » , paraphrasing the preposition sub ; the gloss itself is a litteral translation of the glossed Latin words, excepted that Septentrio is rendered by a generic term, nimer, «constellation »
article
Lambert, Pierre-Yves, “Aspects de la réception d’Isidore de Séville dans les pays celtiques”, Britannia Monastica 15 (2011): 163–182.

2010

article
Lambert, Pierre-Yves, “Celtic loricae and ancient magical charms”, in: Richard L. Gordon, and Simón F. Marco (eds), Magical practice in the Latin west: papers from the International Conference held at the University of Zaragoza, 30 Sept.-1 Oct. 2005, 168, Leiden, Boston: Brill, 2010. 629–648.
article
Lambert, Pierre-Yves, “Vieux-breton aethurec, aethuric, haethurec”, in: Joëlle Quaghebeur, and Sylvain Soleil (eds), Le pouvoir et la foi au Moyen Âge en Bretagne et dans l’Europe de l’Ouest: mélanges en mémoire du professeur Hubert Guillotel, 13, 14, Rennes: Presses Universitaires de Rennes, 2010. 361–374.
OpenEdition – Published online in 2020: <link>
article
Lambert, Pierre-Yves, “Réflexions sur Kulhwch ac Olwen”, in: Gaël Hily, Patrice Lajoye, and Joël Hascoët (eds), Deuogdonion: mélanges offerts en l’honneur du professeur Claude Sterckx, 2, Rennes: Tir, 2010. 381–392.
article
Lambert, Pierre-Yves, “Notice explicative du titre de l’ouvrage”, in: Gaël Hily, Patrice Lajoye, and Joël Hascoët (eds), Deuogdonion: mélanges offerts en l’honneur du professeur Claude Sterckx, 2, Rennes: Tir, 2010. 711.

2008

article
Lambert, Pierre-Yves, “Topopegia - Tibidy”, in: Gildas Buron, Hervé Le Bihan, and Bernard Merdrignac (eds), A travers les îles celtiques = A-dreuz an inizi keltiek = Per insulas scotticas: Mélanges à la mémoire de Gwénaël Le Duc, 12, Rennes: Presses Universitaires de Rennes, 2008. 327–333.
article
Lambert, Pierre-Yves, “Proinsias Mac Cana”, Études Celtiques 36 (2008): 197–198.
Persée – Études Celtiques, vol. 36, 2008: <link>
article
Lambert, Pierre-Yves, “Gaulois Solitumaros”, Études Celtiques 36 (2008): 89–101.  
abstract:
[FR] Cette épithète de Mercure, trouvée à Châteaubleau (S. et M.), était jusque ici attestée comme nom de personne, double fonction qui se rencontre aussi pour d’autres épithètes composées en -māros, comme Anextlomaros ou Atepomaros. Une hypothèse récente a tenté d’expliquer le premier élément Solitu-par comparaison avec des noms celtiques désignant la “ vue”, ou le “ soleil”. Cependant, les premiers remontent à * sūli-, (vieil-irl. súil, brittonique ancien Sulis, théonyme), et les seconds à * saw(H) lo-(moy. gall. heul, bret. heol). Il est proposé une nouvelle approche, privilégiant les connexions pouvant exister au sein même de la langue gauloise entre diverses formations apparentées à l’élément soli-ou solitu- : d’une part, le composé anthroponymique Solimaros, d’autre part, le composé à rection verbale Corio-solit-es, ethnonyme. On propose deux étymologies possibles, l’une et l’autre visant à définir le Mercure Solitumaros comme un Lucrorum potens, «Maître des Bénéfices » : soit par le thème verbal * sel-H- «acquérir » , fréquent dans la forme élargie (mais syncopée) * sli-, sliy-, «mériter » en celtique insulaire ; soit (plutôt) le thème * swel-«tourner » , ici dans le sens de «rapporter (un bénéfice) ».

[EN] This epithet of Mercury, found in Châteaubleau (S. et M.), was previously known, only, as a Personal Name, a double use which may be observed for other divine epithets compound with -māros, such as Anextlomaros ou Atepomaros. A recent hypothese tried to explain the first element Solitu-by comparing Celtic nouns for “ sight”, or “ sun”. The first group however goes back to * sūli-(OIr. súil, Brittonic Sulis, theonym), and the second one to * saw(H) lo-(Mid. W. heul, Bret. heol). A new approach is now explored, focussing on any connection within the Gaulish corpus between formations including the elements soli-and solitu- : first, an anthroponymic compound Solimaros, then a compound with verbal rection, Corio-solit-es, an ethnonym. Two possible etymologies are considered, both intended to characterize Mercure Solitumaros as a Lucrorum potens, «Master of Profits » : either with the verbal stem * sel-H-«to acquire » , current with the enlarged (but syncopated) form * sli-, sliy-, «to earn » in Insular Celtic ; or (rather) the stem * swel-«to turn » , here with the meaning «to return (revenues) » .
Persée – Études Celtiques, vol. 36, 2008: <link>
abstract:
[FR] Cette épithète de Mercure, trouvée à Châteaubleau (S. et M.), était jusque ici attestée comme nom de personne, double fonction qui se rencontre aussi pour d’autres épithètes composées en -māros, comme Anextlomaros ou Atepomaros. Une hypothèse récente a tenté d’expliquer le premier élément Solitu-par comparaison avec des noms celtiques désignant la “ vue”, ou le “ soleil”. Cependant, les premiers remontent à * sūli-, (vieil-irl. súil, brittonique ancien Sulis, théonyme), et les seconds à * saw(H) lo-(moy. gall. heul, bret. heol). Il est proposé une nouvelle approche, privilégiant les connexions pouvant exister au sein même de la langue gauloise entre diverses formations apparentées à l’élément soli-ou solitu- : d’une part, le composé anthroponymique Solimaros, d’autre part, le composé à rection verbale Corio-solit-es, ethnonyme. On propose deux étymologies possibles, l’une et l’autre visant à définir le Mercure Solitumaros comme un Lucrorum potens, «Maître des Bénéfices » : soit par le thème verbal * sel-H- «acquérir » , fréquent dans la forme élargie (mais syncopée) * sli-, sliy-, «mériter » en celtique insulaire ; soit (plutôt) le thème * swel-«tourner » , ici dans le sens de «rapporter (un bénéfice) ».

[EN] This epithet of Mercury, found in Châteaubleau (S. et M.), was previously known, only, as a Personal Name, a double use which may be observed for other divine epithets compound with -māros, such as Anextlomaros ou Atepomaros. A recent hypothese tried to explain the first element Solitu-by comparing Celtic nouns for “ sight”, or “ sun”. The first group however goes back to * sūli-(OIr. súil, Brittonic Sulis, theonym), and the second one to * saw(H) lo-(Mid. W. heul, Bret. heol). A new approach is now explored, focussing on any connection within the Gaulish corpus between formations including the elements soli-and solitu- : first, an anthroponymic compound Solimaros, then a compound with verbal rection, Corio-solit-es, an ethnonym. Two possible etymologies are considered, both intended to characterize Mercure Solitumaros as a Lucrorum potens, «Master of Profits » : either with the verbal stem * sel-H-«to acquire » , current with the enlarged (but syncopated) form * sli-, sliy-, «to earn » in Insular Celtic ; or (rather) the stem * swel-«to turn » , here with the meaning «to return (revenues) » .
article
Lambert, Pierre-Yves, “R.I.G. II, 2 : Notes de compléments”, Études Celtiques 36 (2008): 103–113.  
abstract:
[FR] Ces compléments visent à fournir toutes les références bibliographiques additionnelles concernant les inscriptions gauloises sur l’instrumentum, publiées au tome II fasc. 2 du Recueil des Inscriptions Gauloises (2002). On présente divers travaux concernant les estampilles, les graffites bilingues de La Graufesenque, ou l’analyse linguistique des formes verbales. On signale aussi deux nouvelles inscriptions, sur peson de fuseau (L-140) et sur lagène (L-141).

[EN] These additions mainly provide new bibliographical references concerning the Gaulish inscriptions on instrumentum, published in Recueil des Inscriptions Gauloises, tome II fasc. 2 (2002). More details are given about studies on potters stamps, on the bilingual graffiti from La Graufesenque, or on the linguistic analysis of verbal forms. A new inscription on a spindle whorl is also reported (L-140), together with another one on a lagena (L-141).
Persée – Études Celtiques, vol. 36, 2008: <link>
abstract:
[FR] Ces compléments visent à fournir toutes les références bibliographiques additionnelles concernant les inscriptions gauloises sur l’instrumentum, publiées au tome II fasc. 2 du Recueil des Inscriptions Gauloises (2002). On présente divers travaux concernant les estampilles, les graffites bilingues de La Graufesenque, ou l’analyse linguistique des formes verbales. On signale aussi deux nouvelles inscriptions, sur peson de fuseau (L-140) et sur lagène (L-141).

[EN] These additions mainly provide new bibliographical references concerning the Gaulish inscriptions on instrumentum, published in Recueil des Inscriptions Gauloises, tome II fasc. 2 (2002). More details are given about studies on potters stamps, on the bilingual graffiti from La Graufesenque, or on the linguistic analysis of verbal forms. A new inscription on a spindle whorl is also reported (L-140), together with another one on a lagena (L-141).

2007

article
Lambert, Pierre-Yves, “Exempla bibliques comme précédents judiciaires: les sanctions dans les chartes ‘celtiques’”, Pecia 12 (2007): 45–61.
edited work
Lambert, Pierre-Yves, and Georges-Jean Pinault (eds), Gaulois et celtique continental, Geneve: Droz, 2007.

2005

article
Lambert, Pierre-Yves, “Notes sur quelques gloses à Priscien”, in: Bernadette Smelik, Rijcklof Hofman, Camiel Hamans, and David Cram (eds), A companion in linguistics: a Festschrift for Anders Ahlqvist on the occasion of his sixtieth birthday, Nijmegen: Stichting Uitgeverij de Keltische Draak, 2005. 36–48.
article
Lambert, Pierre-Yves, “Les gloses en vieux-breton aux écrits scientifiques de Bède, dans le manuscrit Angers 477”, in: Stéphane Lebecq, Michel Perrin, and Olivier Szerwiniack (eds), Bède le Vénérable: entre tradition et posterité, 34, Villeneuve d'Ascq, 2005. 309–319.
Hleno.revues.org: <link>

2004

article
Lambert, Pierre-Yves, “Varia V. Gaulish souxtu: addendum”, Ériu 54 (2004): 263–264.
article
Lambert, Pierre-Yves, “La compilation irlandaise de la ‘Vengeance du sang du Christ’ (Dígail fola Críst). État des recherches”, Apocrypha: International Journal of Apocryphal Literatures 15 (2004): 235–258.
article
Lambert, Pierre-Yves, “Sur quelques éléments du vocabulaire des scribes gallois et irlandais”, in: Louis Lemoine, and Bernard Merdrignac (eds), Corona monastica: moines bretons de Landévennec. Histoire et mémoire celtiques. Mélanges offerts au père Marc Simon, Rennes: Presses universitaires de Rennes, 2004. 179–191.

2003

article
Lambert, Pierre-Yves, “Visions of the other world and afterlife in Welsh and Breton tradition”, in: Martin McNamara (ed.), Apocalyptic and eschatological heritage: the Middle East and Celtic realms, Dublin and Portland: Four Courts Press, 2003. 98–120.
article
Lambert, Pierre-Yves, “The Old Welsh glosses on weights and measures”, in: Paul Russell (ed.), Yr hen iaith: studies in early Welsh, 7, Aberystwyth: Celtic Studies Publications, 2003. 103–134.
article
Lambert, Pierre-Yves, “Les Differentiae dans la littérature irlandaise ancienne”, in: Pierre Lardet (ed.), La tradition vive: mélanges d'histoire des textes en l'honneur de Louis Holtz, 20, Paris, Turnhout: Brepols, 2003. 107–118.
article
Lambert, Pierre-Yves, “Les inscriptions gallo-grecques parues depuis les Textes gallo-grecs de Michel Lejeune (1985)”, Études Celtiques 35 (2003): 169–179.  
abstract:
[FR] Bibliographie commentée des inscriptions gallo-grecques qui ont été publiées depuis la publication des Textes gallo-grecs (1985) par Michel Lejeune, au tome premier du Recueil des Inscriptions Gauloises.

[EN] A commented bibliography about Gallo-Greek inscriptions published since the Textes gallo-grecs (1985) of Michel Lejeune, which appeared as the first volume of Recueil des Inscriptions Gauloises.
Persée – Études Celtiques, vol. 35, 2003: <link>
abstract:
[FR] Bibliographie commentée des inscriptions gallo-grecques qui ont été publiées depuis la publication des Textes gallo-grecs (1985) par Michel Lejeune, au tome premier du Recueil des Inscriptions Gauloises.

[EN] A commented bibliography about Gallo-Greek inscriptions published since the Textes gallo-grecs (1985) of Michel Lejeune, which appeared as the first volume of Recueil des Inscriptions Gauloises.

2002

article
Lambert, Pierre-Yves, “Two Middle Welsh epithets for horses: trybelid and ffraeth (Breton fraez)”, Cambrian Medieval Celtic Studies 44 (Winter, 2002): 103–107.
article
Lambert, Pierre-Yves, “Pour une typologie des phrases nominales celtiques”, in: Lea Sawicki, and Donna Shalev (eds), Donum grammaticum: studies in Latin and Celtic linguistics in honour of Hannah Rosén, 18, Louvain: Peeters Publishers, 2002. 201–213.

As honouree

Oudaer, Guillaume, Gaël Hily, and Hervé Le Bihan (eds), Mélanges en l’honneur de Pierre-Yves Lambert, Rennes: TIR, 2015..