Entities

Lambert (Pierre-Yves)

  • s. xx–xxi
  • (agents)
Lambert, Pierre-Yves, “Récits de conception dans l’hagiographie irlandaise”, Britannia Monastica 20 (2019): 185–212.
Lambert, Pierre-Yves, “L’étude du vieux-breton à l’épreuve des textes”, in: Hélène Bouget, and Magali Coumert (eds), Histoires des Bretagnes 6: quel moyen age? La recherche en question, 6, Brest: CRBC, Université de Bretagne Occidentale, 2019. 181–200.
Lambert, Pierre-Yves, Manuscripts with Old Breton glosses, E. C. Quiggin Memorial Lectures, 20, Cambridge: Department of Anglo-Saxon, Norse and Celtic, University of Cambridge, 2018. 43 pp.
Lambert, Pierre-Yves, and Jacopo Bisagni, “Notes sur quelques mots vieux-bretons du manuscrit Angers 477, fo 36ro”, Études Celtiques 44 (2018): 155–162.  
abstract:
[FR] Le manuscrit des oeuvres scientifiques de Bède, Angers, Bibliothèque municipale, n° 477, a livré le stock le plus important de gloses en vieux-breton. Les mots vieux-bretons du f° 36r°, cependant, ne sont pas exactement des gloses ; ce sont neuf mots bretons qui traduisent les mentions portées en tête de plusieurs colonnes de chiffres romains. Or ce tableau de chiffres livre l’âge de la Lune lors des grandes fêtes mobiles de l’année liturgique. Les en-têtes de colonnes, très abrégées, sont en latin ou en vieil-irlandais. Léon Fleuriot avait correctement interprété la plupart des mots bretons, mais sans comprendre le fonctionnement du tableau. On explique ce tableau, qui apparaît plus ou moins développé dans un certain nombre d’autres manuscrits irlandais ou bretons. Il apparaît que k(a) l(ann) guiam «calendes d’hiver» (c’est-à-dire la Toussaint) est une erreur de traduction : l’abréviation sam̄- ne représentait pas l’irlandais Samuin «1er Novembre» (qui n’est pas une fête mobile !), mais sam-chásc, «la Pâques d’été», sixième dimanche après la Pentecôte, marquant la fin du second carême de l’année monastique irlandaise. Par ailleurs, ceplit, en première place dans la liste, est distinct de caplit «Jeudi saint» , et doit s’expliquer par un emprunt au latin capitula ou, mieux, capitulationes «têtes de chapitres, de colonnes».

[EN] 
Notes on some Old Breton words in MS Angers 477, f° 36r°.The manuscript of Bede’s scientific writings, Angers, Bibliothèque municipale n° 477, offers the largest body of Old Breton glosses ever found. The Old Breton words on f° 36ro, however, are not exactly glosses : these Old Breton words translate a number of labels placed at the head of several columns containing Roman numerals. This table of numerals gives the age of the moon on the date of the main mobile feasts of the liturgical year. The heavily abbreviated head words of columns are in Latin or Old Irish. Léon Fleuriot correctly interpreted most of the Breton words, but did not understand what the table’s purpose was. We explain this table, which occurs also, more or less developed, in other Irish or Breton manuscripts. K(a) l(ann) guiam “ Winter calends” (meaning, All Hallows) is a mistranslation, the abbreviated sam–-being wrongly understood as standing for Irish Samuin “ First of November”, obviously not a mobile feast, instead of sam-chásc “ Summer-Easter”, the sixth Sunday after Whit Sunday, the date which terminated the Second Lent in the Irish monastic year. In addition, ceplit, the first term of the list, is different from caplit “ Holy Thursday”, and may be explained as a borrowing from Latin capitula “ chapters”, or rather capitulationes “ heads of chapters, of columns”.
Persée – Études Celtiques, vol. 44, 2018: <link>
Lambert, Pierre-Yves, and Fabien Pilon, “Châteaubleau : la tuile gauloise de neuf lignes”, Études Celtiques 44 (2018): 73–90.  
abstract:
[FR] Trouvée en juillet 2017, cette tuile inscrite sur neuf lignes a servi à former le dallage d’un bac à chaux, vers 200 apr. J.-C. Le lieu de la découverte est peu éloigné des Grands Jardins, où avait été trouvée la tuile de onze lignes en 1997. Mais la nouvelle tuile n’a pas été conservée entière, il manque presque toute la moitié gauche du texte. Pour l’écriture, cette tuile ressemble beaucoup à celle de 1997 : emploi du SS pour l’affriquée. On relève cependant un signe nouveau, qui paraît être une variante de -t- employée seulement après la voyelle -i-. On peut d’ailleurs distinguer deux scribes différents, le «scribe Z » et le «scribe tau» , ainsi appelés pour la façon qu’ils ont d’écrire le -t- après -i-. L’interprétation isole des formes calquées sur le latin : logitu,équivalent peut-être du latin locatos «loués» ; figlitati, dérivé abstrait formé sur le nom latin du potier, figulus ; suesanu, sans doute dérivé de l’ordinal suexos «sixième » et désignant peut-être la fraction des bénéfices reversée par le locataire. Il est suggéré que le texte soit une disposition particulière aux potiers, ou bien un contrat de location pour l’installation ou la gestion d’une tuilerie. Ce contrat commence par un nom d’homme (Auedo Canio) et se termine par un nom de lieu (en Epodore Core), ce dernier étant, comme d’autres mentions importantes, écrit par le «scribe tau».

[EN] Châteaubleau : The Gaulish tile with nine lines.Found in July 2017, this tile inscribed with nine lines was reused to pave the bottom of a trough for slaking lime, around 200 AD. The finding spot is close to the Grands Jardins, which provided the eleven-line tile in 1997. But the new inscribed tile has not been kept in its entirety, missing nearly all the left half of the text. The writing of this tile closely resembles that of the 1997 one : SS is used for the affricate. We however noticed a new letter form, seemingly a variant of -t- used only after vowel -i-. We can also distinguish two different scribes, “ scribe Z” and “ scribe tau”, thus named according to the form they use for this variant of -t-. Our interpretation recovers some calques from Latin : logitu, perhaps equivalent to Latin locatos “ let” ; figlitati, an abstract derived from the Latin noun for “ potter”, figulus ; suesanu, probably derived from the ordinal suexos “ sixth”, referring maybe to a fraction of the revenues paid back by the tenant. It is suggested that the text may be either a regulation particular to potters, or a lease contract for installing or running a tilery. This contract begins with a man name (Auedo Canio), and ends with a place name (en Epodore Core), the latter being, together with other important stipulations, written by “ scribe tau”.
Persée – Études Celtiques, vol. 44, 2018: <link>
Lambert, Pierre-Yves, Guy Alfonso, and Alain Wittmann, “Fragments d’une inscription sur céramique découverts à Lezoux (Puy-de-Dôme)”, Études Celtiques 43 (2017): 127–141.  
abstract:
[FR] Les fragments ont été découverts en 2015 dans une fouille préventive, dans l’un des quartiers gallo-romains de Lezoux dédiés à la production de poterie : le quartier «de la route de Maringues» . Ce sont cinq tessons formant deux groupes de fragments jointifs, appartenant à la forme Dragendorff 37. Bien que trouvés en deux endroits distincts, ils appartiennent à la même coupe. L’écriture est proche de celle du «Plat de Lezoux» (L-70) qui avait été trouvé dans une parcelle voisine.L’analyse linguistique fait apparaître la récurrence de finales fléchies (-in, -tionin). La forme abro pourrait être un verbe signifiant «donner» ; il s’agirait donc d’un texte de donation. On note la possibilité d’interpréter nededin comme la «possession» , et appissu comme un correspondant du latin acquiro.

[EN] Fragments of an inscribed earthware found in Lezoux (Puy-de-Dôme).The fragments were found in a preventive excavation, in one of the Gallo-Roman areas of Lezoux dedicated to the production of pottery : the area “of Maringues road”. These are five sherds, matching one another into two groups, and belonging to the Dragendorff 37 type. Although found in two different places, they belong to one and the same bowl. The writing resembles that of “Plat de Lezoux” (L-70), which was found in a near-by field. The linguistic analysis shows a recurrence of inflected endings (-in, -tionin). The word abro could be a verb meaning “to give”, indicating then that this text tells of a donation. It would be possible to interpret nededin as the «possession» , and appissu as a cognate of Latin acquiro.
Persée – Études Celtiques, vol. 43, 2017: <link>
Lambert, Pierre-Yves, “L’étude des gloses: méthodes et instruments”, Britannia Monastica 19 (2017): 45–82.
Lambert, Pierre-Yves, “L’Histoire évangélique du Leabhar Breac : à propos des sections 10‑13”, Études Celtiques 43 (2017): 225–265.  
abstract:
[FR] Le manuscrit du Leabhar Breac, daté de 1430, est le meilleur témoin d’une compilation d’histoire biblique, en irlandais moyen, qui associe, pour l’Ancien Testament, une version en prose du Saltair na Rann et, pour le Nouveau Testament, un ensemble de quatorze traités qui, la plupart, dérivent de textes apocryphes et qui forment ce qu’on appelle aujourd’hui l’Histoire évangélique. La présente étude analyse quatre des cinq derniers traités encore inédits. Les n°s 10 et 13 sont centrés sur des événements datés qui servent de repères dans les chronologies : le «Baptême du Christ» et le «Premier sermon de Jésus» . Les autres traités concernent les douze apôtres (leur origine, leur histoire, leur mort) et les soixante-douze disciples. On s’attache à distinguer les sources principales, ainsi que les textes hiberno-latins traitant des mêmes thèmes. La compilation, bien que reposant essentiellement sur des sources apocryphes, affirme plusieurs fois respecter une interdiction : non seulement certains apocryphes comme les Évangiles de l’enfance (l’Évangile du Pseudo-Thomas) ont été exclus, mais le compilateur s’interdit aussi de traduire le texte évangélique. On trouvera en appendice le texte et la traduction des traités 10 et 11.

[EN] The Gospel History from Leabhar Breac : About sections 10 to 13.The Leabhar Breac manuscript, dated 1430, is the best witness for a compiled Middle Irish Biblical History, made of a prose version of Saltair na Rann (for the Old Testament) and of a gathering of fourteen tracts (for the New Testament), most of them derived from apocryphal texts, and forming what is now labelled the Gospel History. This contribution proposes an analysis of four of the last five, still unedited, tracts. Number 10 and 13 focus on dated events which are milestones in chronologies : “Jesus’ Baptism” and “Jesus’ First Sermon”. The other tracts deal with the Twelve Apostles (their origin, history and death) and the Seventy-Two Disciples. This study aims at discerning the main sources, and the Hiberno-Latin treatises written on the same subjects. Though relying mainly on apocryphal sources, the compilation maintains several times it has observed a ban : some apocrypha such as the Infancy Gospels (the Pseudo-Thomas Gospel) have been excluded, and the compilator forbids himself to translate the Gospel text. An appendix gives the text of tracts 10 and 11 with a French translation.
Persée – Études Celtiques, vol. 43, 2017: <link>
Lambert, Pierre-Yves, “The expression of ‘sense, meaning, signification’ in the Old Irish glosses, and particularly in the Milan and Saint Gall glosses”, in: Deborah Hayden, and Paul Russell (eds), Grammatica, gramadach and gramadeg: vernacular grammar and grammarians in medieval Ireland and Wales, 125, Amsterdam: John Benjamins, 2016. 85–100.
Lambert, Pierre-Yves, “Pretium benedictionis”, in: Pádraic Moran, and Immo Warntjes (eds), Early medieval Ireland and Europe: chronology, contacts, scholarship. A Festschrift for Dáibhí Ó Cróinín, 14, Turnhout: Brepols, 2015. 215–223.  
abstract:
An Old Welsh gloss and a Hiberno-Latin text (Collectio Canonum Hibernensis 63.1) refer to pretium benedictionis, a kind of tip which a customer would give to a craftsman when his work is done. This was meant to ensure that the artefact had not been invested with any evil intention on the part of the producer. Accordingly, the craftsman was asked to give the artefact his blessing. This pretium benedictionis corresponds to duilchinne in Old Irish law (cf. Coic conara fuigill, H §89). At a time when magic could be suspected in every craft, such a blessing was used as a sort of exorcism.
Lambert, Pierre-Yves, and Stéphane Lebecq, “Introduction”, in: Stéphane Lebecq (ed.), Cartulaire de Saint-Guénolé de Landévennec, Rennes: PUR, 2015. 13–16.
Lambert, Pierre-Yves, “Les noms de personnes dans le cartulaire de Landévennec”, in: Stéphane Lebecq (ed.), Cartulaire de Saint-Guénolé de Landévennec, Rennes: PUR, 2015. 39–52.
Lambert, Pierre-Yves, “À propos de la traduction galloise du MS. London, British Library, Cotton Cleopatra B. V”, in: Hélène Tétrel, and Géraldine Veysseyre (eds), L’Historia regum Britannie et les «Bruts» en Europe, 1: Traductions, adaptations, réappropriations: XIIe-XVIe siècle, 106, Paris: Classiques Garnier, 2015. 81–103.  
abstract:

Le « Brut » gallois étudié par P.-Y. Lambert, celui du manuscrit Cotton Cleopatra B.V de la British Library (xive siècle) se présente comme un amalgame de traductions existantes, au total un peu moins fidèle au texte de l’Historia regum Britannie que les versions antérieures.

The Welsh Brut examined by P.-Y. Lambert is found in the British Library’s Cotton Cleopatra B.V manuscript (14th century). This version is a hybrid composition based on previous versions of the text. In general, it is a less faithful rendering of the Historia than older ones.

Lambert, Pierre-Yves, “A further note on the Old Irish negative particle nícon”, in: Elisa Roma, and David Stifter (eds), Linguistic and philological studies in Early Irish, Lewiston, NY: Edwin Mellen Press, 2014. 105–130.
Lambert, Pierre-Yves, “Inscriptions gallo-romaines”, Études Celtiques 40 (2014): 29–34.  
abstract:
[FR] 1. Fibule inscrite «AVE ADIANTO», provenant de Saint-Germain (Aube) : cette inscription sur fibule en forme de semelle se présente dans le même bilinguisme que la formule «AVE VIMPI». Adianto est sans doute un vocatif singulier du thème ad-iantu- «l’être aimé». 2. Graffite sur céramique «ANDAMORIX», provenant de La Saulsotte (Aube) : ce nom de personne signifie «le roi des Enfers» et doit avoir une origine théonymique.

[EN] 
Gallo-Roman Inscriptions.1. A fibula inscribed with «AVE ADIANTO», from Saint-Germain (Aube) : this inscription on a fibula with the shape of a sole presents the same bilingualism as the formula «AVE VIMPI». Adianto is probably a vocative singular of ad-iantu- «darling». 2. Graffito on a sherd «ANDAMORIX», from La Saulsotte (Aube) : this Personal Name means «the king of Hell» and must have a theonymic origin.
Persée – Études Celtiques, vol. 40, 2014: <link>
Balmelle, Agnès, Bastien Dubuis, and Pierre-Yves Lambert, “Inscription sur tige de plomb trouvée à Reims”, Études Celtiques 40 (2014): 35–40.  
abstract:
[FR] La présentation archéologique de l’objet précise qu’il a été trouvé à Reims, boulevard de la Paix, en 2001, à l’arrière d’une enceinte gauloise, à proximité d’habitations du Ier siècle apr. J.-C. C’est une tige de plomb qui a été fondue sous cette forme, peut-être pour les ateliers de métallurgistes. Les deux noms inscrits sur la tige (GNATOS TASGEDO) sont l’équivalent d’une marque de fabrique. Cependant, ces deux noms renvoient probablement à deux personnes différentes, car l’un a une désinence gauloise et l’autre, une désinence latine.

[EN] 
Inscription on a lead rod found in Reims.The archaeological description of the find informs us that it was found in Reims, boulevard de la Paix, in 2001, behind a Gaulish wall, near dwellings of the Ist century AD. This lead rod has been cast under this form, possibly for the use of metal workers. The two names inscribed on the rod (GNATOS TASGEDO) are equivalent to a trade mark. These two names however probably refer to two different persons, for one has a Gaulish ending and the other, a Latin one.
Persée – Études Celtiques, vol. 40, 2014: <link>
Lambert, Pierre-Yves, “Chartres 2011 : essai d'interprétation”, Études Celtiques 39 (2013): 135–159.  
abstract:
[FR] Pierre-Yves Lambert livre un dessin des deux inscriptions, une lecture, une analyse paléographique et une première interprétation des éléments onomastiques et grammaticaux. Il y a deux listes de noms propres, la deuxième commençant au bas de la plaque A pour se terminer sur la plaque B. Il y a en dehors de ces deux listes plusieurs autres noms propres. La structure onomastique est latine ou gauloise. Les deux éléments du nom apparaissent parfois dans l’ordre inverse, mais il est possible que le deuxième élément ait été suppléé après coup. On observe l’emploi du mot adgarios accusateur, comme à Chamalières : mais le texte présente en plus des formes du verbe correspondant, adgarie, adgariontas, et avec un élément supplémentaire, adogarie.
Le vocabulaire de la magie semble s’enrichir d’un équivalent du lat. defixio ( ? Tascouidus «lettres de pointe» ).

[EN] Pierre-Yves Lambert brings a drawing and a reading of the inscriptions, a paleographic study and a first interpretation of onomastic and grammatical features. There are two lists of Personal Names, the second one begins at the bottom of tablet A and follows up on the top of tablet B. There are a few other Personal Names beside these lists. Their onomastic structure is Latin or Gaulish. The two elements of the onomastic formula are sometimes given in the reverse order, but it is possible that the second element has been supplied later on. We find the use of the word adgarios «accusator» , the same as in Chamalières : but this text supplies also forms of the corresponding verb, adgarie, adgariontas, and with an added element, adogarie.
The magical vocabulary might be enlarged with an equivalent of Lat. defixio ( ? Tasco-uidus «pointed letters»).
Persée – Études Celtiques, vol. 39, 2013: <link>
Cassard, Jean-Christophe, Pierre-Yves Lambert, and Bertrand Yeurc'h (eds), Mélanges offerts au professeur Bernard Merdrignac, Britannia Monastica, 17, Landévennec, 2013.
Lambert, Pierre-Yves, “Some Gaulish participial formations”, in: Juan Luis García Alonso (ed.), Continental Celtic word formation: the onomastic data, 197, Salamanca: Ediciones Universidad de Salamanca, 2013. 123–129.
Lambert, Pierre-Yves, “Notes de vieux-breton”, Études Celtiques 39 (2013): 249–255.  
abstract:
[FR] 7. Précisions sur le texte glosé par aceruission, peut-être un composé de garw (acherw) ou d’un emprunt au latin acerbus, -ission paraît être un nom fléchi au pluriel ; – 8. Occrou est une forme, au pluriel, du brittonique ochr «angle, pointe», le mot hispérique uechrus pourrait représenter le même mot passé dans une langue romane ; – 9. Oith athir semble faire référence aux «huit causes» de la médecine de Galien.

[EN] Notes on Old-Breton.
More information about the text glossed with aceruission ; possibly, a compound of garw (acherw) or a loan from Latin acerbus, -ission seems to be a noun with a plural inflection. – 8. Occrou is a variant of Brittonic ochr «angle, point», with a plural ending ; the Hisperic word uechrus might come from a loan of the same word into a Romance language ; – 9. Oith athir seems to refer to the «eight causes» in Galien medical theory.
Persée – Études Celtiques, vol. 39, 2013: <link>
Lambert, Pierre-Yves, “À propos de ‘Meriadec’ et de ‘Muiredach’”, in: Jean-Christophe Cassard, Pierre-Yves Lambert, and Bertrand Yeurc'h (eds), Mélanges offerts au professeur Bernard Merdrignac, 17, Landévennec, 2013. 15–25.
Viret, Jérémie, Marjorie Maqueda, Stéphane Willerwal, Pierre-Yves Lambert, Karin Stüber, David Stifter, and Luka Repanšek, “Le plomb de Chartres”, Études Celtiques 39 (2013): 125–192.
Persée – Études Celtiques, vol. 39, 2013: <link>
Lambert, Pierre-Yves, “Le statut du théonyme gaulois”, in: Andreas Hofeneder, and Patrizia de Bernardo Stempel (eds), Théonymie celtique, cultes, interpretatio = Keltische Theonymie, Kulte, interpretatio: X. workshop F.E.R.C.AN., Paris 24.–26.Mai 2010, 79, Vienna: Verlag der Österreichischen Akademie der Wissenschaften, 2013. 113–124. URL: <http://www.oapen.org/search?identifier=451552>.
Lambert, Pierre-Yves, “Sur les noms de dieux tirés de toponymes (Alisanos, etc.)”, in: Wolfgang Spickermann (ed.), Keltische Götternamen als individuelle Option? = Celtic theonyms as an individual option?: Akten des 11. Internationalen Workshops ‘Fontes Epigraphici Religionum Celticarum Antiquarum’ vom 19.–21. Mai 2011 an der Universität Erfurt, 19, Rahden/Westfalen: Verlag Marie Leidorf GmbH, 2013. 69–76.
Lambert, Pierre-Yves, and David Stifter, “Le plomb gaulois de Rezé”, Études Celtiques 38 (2012): 139–164.  
abstract:
[FR] Le nouveau texte gaulois vient du quartier Saint-Lupien, à Rezé, Loire-Atlantique. Sur un site gallo-romain qui était l’ancienne rive sud de la Loire, les archéologues, dirigés par Martial Monteil, ont trouvé une plaquette de plomb inscrite sur les deux faces. Après une présentation du contexte archéologique, Pierre-Yves Lambert donne un essai de lecture et d’interprétation linguistique. David Stifter livre des remarques d’ordre épigraphique et linguistique et propose parfois des interprétations alternatives. Les deux faces portent essentiellement un compte, avec une colonne de chiffres à droite et à gauche une colonne de mots qui se révèlent être une série d’adjectifs ordinaux, différente de celle de La Graufesenque : certains ordinaux paraissent de création tardive, comme paetrute «quatrième » , d’autres seraient des archaïsmes, comme pixto-«cinquième » . Le «septième » semble faire l’objet d’un interdit, d’où l’emploi d’une périphrase euphémistique. Quelques notes marginales paraissent enregistrer des achats et des ventes, avec les deux formes verbales prino et rinoti, et le nom d’unité monétaire dinariIu (du latin denarius). Il reste encore de nombreuses incertitudes.

[EN] The Gaulish text from Rezé.
This new Gaulish text comes from the district of Saint Lupien, in Rezé, dep. Loire-Atlantique. On this Gallo-Roman site, which was anciently on the southern brink of the Loire, the archaeologists conducted by Martial Monteil have found a lead tablet with an inscription on both sides. After a presentation of the archaeological context, Pierre-Yves Lambert delivered a tentative reading and linguistic interpretation ; David Stifter gave some epigraphic and linguistic remarks and suggested in some cases alternative proposals. The two faces bear essentially an account, with one column of cyphers on the right, and on the left a column of words which reveal to be a series of ordinal numbers, different from the series in La Graufesenque : some ordinal seem to be latish creations, as paetrute “ fourth”, some others would be archaisms, such as pixto-“ fifth”. The “ seventh” was probably the object of some taboo, whence the use of a euphemistic periphrasis. A few marginal notes would record buyings or sellings, with two verbal forms prino and rinoti, and a monetary unit dinariIu (from Latin denarius). There still remain a number of uncertainties.
Persée – Études Celtiques, vol. 38, 2012: <link>

As honouree

Oudaer, Guillaume, Gaël Hily, and Hervé Le Bihan (eds), Mélanges en l’honneur de Pierre-Yves Lambert, Rennes: TIR, 2015.


Sources

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Contributors
Dennis Groenewegen
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March 2018, last updated: April 2020